Stanley Kubrick

Stanley Kubrick, le maitre…

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Pourquoi Kubrick est-il culte ? Stanley Kubrick.

Reuters

Kubrick or not Kubrick ? Telle est la question. Qui était-il vraiment, dans quel état errait-il ? Pourquoi tant de culte ? Tentative d’explication en 10 petits points à l’occasion de l’exposition à la Cinémathèque française, du 23 mars au 21 juillet.

1. Parce que personne à part lui, n’a réellement compris la fin de 2001, l’Odyssée de l’espace.

2. Parce que quitter Hollywood pour vivre reclus dans un manoir anglais quand on est un cinéaste américain, c’est du suicide.

3. Parce qu’il offrait des chefs d’oeuvres (2001, Barry Lyndon, Shining…) plutôt que des longs discours. Aujourd’hui, c’est Terrence Malick qui a pris le relais.

4. Parce qu’il était maniaque au point de faire repeindre une salle de cinéma en noir pour qu’une projection d’Orange mécanique soit parfaite.

5. Parce qu’il a dit à son actrice de Shining, Shelley Duvall : « On a jamais rien obtenu de grand sans souffrance », poussant le vice jusqu’à refaire cinquante fois la même prise. Quand on sait le calvaire subit par son personnage à l’écran, on a mal pour elle.

6. Parce que la transformation d’un os préhistorique en vaisseau spatial sur fond de Strauss au début de 2001 l’odyssée de l’espace est le plan le plus sidérant de l’histoire du cinéma.

7. Parce que son travelling au steady-cam sur Nicholson avec son regard de fou furieux et sa hache dans Shining hantera à jamais nos esprits.

8. Parce que sous leur apparente frigidité, ses films – comme chez Hitchcock -, traduisent un refoulé qui confine à la perversité. Voir la jeune Lolita dévorée par un trop mûr James Mason ou la partouze masquée d’Eye Wide Shut.

9. Parce que son film sur Napoléon qu’il n’a pourtant jamais tourné, reste le fantasme cinéphile le plus puissant de l’histoire.

10. Parce que la violence stylisée et très lookée d’Orange mécanique sur fond de Beethoven revisité est indémodable, donc indécrottable!