Philip.K.Dick

Le film du samedi soir…

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L’agence de Georges Nolfi

Bon ok c’est pas un chef d’oeuvre du 7eme art. Mais ce film tiré d’une nouvelle de Philip k Dick (Adjustement team) mérite quand même le détour juste pour voir Matt Damon qui à mes yeux est un des plus grands acteurs américains de toute l’histoire du cinéma.
Je n’ai pas le souvenir de le voir mal joué, de passer à coté d’un rôle.
A lui tout seul, il sauve cet opus qui parfois frôle le ridicule. Et surtout une photographie plus que moyenne. Mais bon le scénario est bon et on se laisse entrainer dans cette histoire de « destin ».
A mon avis je pense qu’il faut avant tout lire la nouvelle de K dick.
Après on jugera…YLJ
SYNOPSIS

Alors qu’il entame une brillante carrière politique, David Norris est pris dans un engrenage qui le dépasse. Un soir d’élection, il rencontre Elise Sellas, une danseuse dont il tombe éperdument amoureux. Ce qu’il ne sait pas, c’est que les Agents du destin ont décidé de mettre un terme à cette relation naissante. Ils lui posent un ultimatum : il devra choisir entre ses ambitions ou son amour pour Elise. Décidé à conserver son libre-arbitre, David Norris finit par se rebeller. Pour y parvenir, il va devoir poursuivre Elise, à travers les rues de New York et ses réseaux souterrains…

LA CRITIQUE LORS DE LA SORTIE EN SALLE DU 26/03/2011

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Soit un jeune politicien américain promis à un brillant avenir. Par son charisme, mais, surtout, selon un destin soigneusement tracé par l’Agence (en anglais, le « Bureau d’ajustement »), bureaucratie divine possédant le « plan de vie » de chaque être humain. Soit une jolie danseuse qui pourrait l’éloigner de la politique. Première question : les amoureux échapperont-ils aux sbires de l’Agence chargés de les séparer ? Seconde question : fallait-il vraiment transformer une nouvelle du génial Philip K. Dick en comédie romantique ?

Pour que l’on croie un peu plus à cette amourette-surprise, il aurait fallu que le personnage féminin (incarné par la jolie actrice anglaise Emily Blunt) fût un peu plus creusé. En s’éprenant subitement de cette jeune femme, le héros exerce moins son libre arbitre – l’enjeu du ­récit ! – que celui du scénariste. Une autre forme de prédesti­nation, en quelque sorte… Un soupçon d’inspiration visuelle en plus – les « anges » de l’Agence ont l’air tout droit sortis de Mad Men ! – n’aurait pas non plus dérangé. Reste l’essentiel : un acteur, Matt Damon, qui s’impose de film en film comme un immense comédien, égal aux stars de l’âge d’or. Ici, sa fougue et son idéalisme font merveille, évoquant, physique oblige, la dynastie Kennedy. On peut, pour lui, ­aller voir ce premier film inabouti et pas désagréable du coscénariste d’Ocean’s 12 et de La Vengeance dans la peau.

Aurélien Ferenczi

Philip.K.Dick, Ubik…

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En mars 1982, quelques mois avant la sortie du « Blade Runner » réalisé par Ridley Scott, adaptation de sa nouvelle Do Androids Dream of Electric Sheep ?, Philip K. Dick mourait d’une hémorragie cérébrale. De son vivant, il n’aura jamais obtenu le succès et la reconnaissance littéraire qu’il méritait.
Aujourd’hui, DICK est une légende.
Son œuvre – 47 romans et près de 130 nouvelles – a apporté à la SF une profondeur et une densité qu’elle n’avait pas avant lui.
P.K.Dick, ça se mérite. Son premier roman que j’ai eu entre les mains, ce fut « Ubik », histoire impossible à raconter, il faut le lire c’est tout…
Maintenant si ce qui suit peux vous aider à acheter le bouquin, bonne chance.

 
« Une pulvérisation invisible d’Ubik et vous bannirez la crainte obsédante, irrésistible, de voir le monde entier se transformer en lait tourné ». Qu’est-ce qu’Ubik ? Une marque de bière ? Une sauce salade ? Une variété de café ? Un médicament ? Peut-être… Et quel est donc ce monde où les portes et les douches parlent et n’obéissent aux ordres qu’en retour de monnaie sonnante et trébuchante ? Un monde où les morts vivent en animation suspendue et communiquent avec les vivants dans les « moratoriums ». C’est dans cet univers que Glen Runciter a créé un organisme de protection contre les intrusions mentales : télépathie, précognition, para-kinésie. Joe Chip, un de ses employés, est chargé de monter un groupe de « neutraliseurs » de pouvoirs « psy », afin de lutter contre ce qui semble être une menace de grande envergure.Dick, récompensé par le prix Hugo en 1963 pour Le Maître du haut-château atteint ici le sommet de son art : la peinture de mondes illusoires, paradoxaux, voir schizophrènes et psychédéliques comme dans Le Dieu venu du centaure.

Description

 » Tous les thèmes de la S.-F. semblent s’être donné rendez-vous, dans Ubik, pour y être tournés, déformés, dévoilant ces questions ultimes : la télépathie, le voyage temporel ou la mort. Le foisonnement de l’imagination, la richesse et la complexité de l’intrigue sont un défi au résumé cohérent du monde où évolue Joe Chip, monde dans lequel on saute de 1992 à 1939, où les morts vivent en état d’animation suspendue, rêvant leurs pseudo-vies dans un univers onirique. Entre l’univers où le temps se dégrade et le monde instable des morts, Ubik est le piège final des réalités, qui marque une étape définitive dans l’oeuvre de Dick. C’est sans doute une de ses productions les plus achevées qui vient couronner un cycle spirituel commencé avec Le Maître du haut château, continué avec
Le dieu venu du Centaure et qui culmine avec le présent roman. «