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gignosko “γιγνωσκω”

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Encelade.
Encelade (S II Enceladus) est un satellite naturel de la planète Saturne découvert par William Herschel en 1789. Il s’agit du sixième satellite de Saturne par la taille et du quatorzième par son éloignement.

Depuis la mission Voyager 2 et surtout la mission Cassini-Huygens arrivée en orbite saturnienne en 2004, Encelade est réputé pour posséder plusieurs caractéristiques étonnantes, dont une géologie très complexe jusque là insoupçonnée, et une activité qui reste toujours actuellement difficile à expliquer pour un corps de si petite taille (500 km de diamètre en moyenne). La sonde Cassini a d’ailleurs observé à sa surface des jets, qui pourraient être semblables à des geysers composés « d’une sorte d’eau carbonique mélangée à une essence de gaz naturel » selon l’agence Reuters4, et qui semblent indiquer la présence d’eau liquide sous la surface. Pour certains chercheurs, les trois ingrédients de la vie (chaleur, eau, molécules organiques) seraient donc présents sur Encelade5.

Encelade tourne autour de Saturne au sein de l’anneau le plus externe et le plus ténu de tous, appelé anneau E ; cet anneau serait alimenté en permanence en particules par les « éruptions volcaniques » actuelles (ou récentes) d’Encelade.

Ce satellite est l’un des quatre seuls objets du système solaire (avec le satellite de Jupiter, Io, celui de Neptune, Triton, et bien sûr la Terre) sur lesquels des éruptions ou des éjections de matière ont pu être directement observées.

 

Caractéristiques orbitales
(Époque J2000.0)
Type Satellite naturel de Saturne
Demi-grand axe 238 020 km
Excentricité 0,00452
Période de révolution 1,370 d
Inclinaison 0,019 °
Caractéristiques physiques
Dimensions 513×503×497 km1
Masse 8,6×1019 kg
Masse volumique moyenne 1,608 x103 kg/m³1
Gravité à la surface 0,113 m/s2
Période de rotation synchrone d
Albédo moyen 0,99 ± 0,062
Température de surface moyenne 75 K
min. 32,9 K
max. 145 K3
Caractéristiques de l’atmosphère
Pression atmosphérique vapeur d’eau : ~65%
Dihydrogène : ~20%
Autres : CO2, CO, N2
Découverte
Découvert par William Herschel
Découverte 28 août 1789
 

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gignosko « γιγνωσκω »

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Héliopause

En astronomie, l’héliopause est la limite où le vent solaire du Soleil est arrêté par le milieu interstellaire.
 

Structure

Le vent solaire souffle une « bulle » dans le milieu interstellaire (le gaz d’hélium et d’hydrogène raréfié qui emplit la galaxie). Cette bulle est dénommée héliosphère, et sa limite extérieure se trouve là où la poussée du vent solaire n’est plus suffisante pour repousser le milieu interstellaire, constitué des vents stellaires des astres proches et des nuages de gaz entre ces astres. Cette limite est connue comme étant l’héliopause et est souvent considérée comme étant la frontière extérieure du système solaire.

Au sein de l’héliosphère se trouve une limite appelée « choc terminal » où des particules de vent solaire supersoniques sont ralenties à des vitesses subsoniques par le milieu interstellaire. La couche entre le choc terminal et l’héliopause est connue comme l’héliogaine (heliosheath en anglais). Lorsque des particules émises par le soleil entrent en collision avec les particules interstellaires, elles ralentissent en émettant de l’énergie (se réchauffant). Beaucoup de particules s’accumulent à et autour de l’héliopause, fortement énergisées par leur décélération, créant une onde de choc.

La distance à l’héliopause n’est pas connue précisément. Elle est probablement bien plus courte du côté du système solaire faisant face au mouvement orbital à travers la galaxie. Elle peut aussi varier en fonction de la vitesse actuelle du vent solaire et de la densité locale du milieu interstellaire. Elle est connue pour se situer bien au-delà de l’orbite de Pluton.

Étude

La mission actuelle des sondes Voyager 1 et Voyager 2 est de découvrir et étudier le choc terminal, l’héliogaine et l’héliopause. En 2003, la revue Nature a publié successivement deux articles scientifiques à ce sujet, dans lesquels les auteurs interprétaient les mesures de Voyager 1 pour ou contre l’atteinte du choc terminal par la sonde. Le détecteur de plasma n’est plus opérationnel depuis plusieurs années, mais les scientifiques étudient les données d’autres détecteurs et la controverse existe parce qu’en août 2002 (à 84,7 UA du soleil), Voyager 1 serait passé au-delà du choc terminal et, en février 2003 (à 87 UA), il serait revenu à l’intérieur. L’interprétation la plus courante semble être que les limites définies ici sont hautement fluctuantes (sans doute sous l’influence directe du vent solaire). Mais l’interprétation des données reste sujette à caution et il est possible que le phénomène observé n’ait été qu’un signe avant-coureur du choc terminal lui-même.

En mai 2005 la NASA annonce que grâce à de nouvelles données la communauté scientifique s’accorde à dire que Voyager 1 a franchi le choc terminal et est entré dans l’héliogaine. Voyager devrait atteindre l’héliopause d’ici 2020 au rythme de 3 UA par an et devrait disposer d’assez d’énergie pour transmettre les informations.

En 2007 Voyager 2 atteint à son tour l’héliogaine et ses instruments de mesures, en état de fonctionner, en révèlent un peu plus sur cette zone. L’intensité du vent solaire varie en fonction de l’activité de notre étoile et l’héliogaine semble palpiter et sa distance varier. L’intensité des champs magnétiques rencontrés varie également fortement contrairement aux prévisions et la température chute d’une valeur dix fois plus faible que ce que les modèles prévoyaient. Voyager 2 rejoindra l’héliopause au milieu des années 2010 et devrait encore fonctionner jusqu’en 20201.

Par analogie, une définition alternative est que l’héliopause est la magnétopause entre la magnétosphère du système solaire et les courants de plasma de la galaxie.

Spaceport America…

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Situé dans les paysages désertiques du nouveau-mexique (Etats-Unis) le Spaceport America est le premier terminal dédié aux futurs vols inter-galactiques. Il accueillera dès fin 2012 la flotte de Virgin Galactic, la société créée par le généralissime (et richissime) patron de Virgin, Richard Branson.

Désigné par le studio d’architectes Foster + Partners, ce Spaceport America a été conçu avec des techniques et des matériaux locaux. Ce batiment de 8700 m2 a par ailleurs reçu la certification « or » de la part de la LEED (Leadership in Energy and Environmental Design), un système nord-américain de standardisation de bâtiments à haute qualité environnementale (HQE) créé par le US Green Building Council en 1998. Un bâtiment peut atteindre quatre niveaux : certifié, argent, or et platine.

Voici en photos à quoi ressemble le Spaceport America qui accueillera les chanceux voyageurs de l’espace (200k$ le ticket) et le premier vol suborbital d’ici fin 2012 :

http://www.suchablog.com/spaceport-america-le-premier-aeroport-spatial